Commencer le zéro déchet : 5 astuces level ultra débutant

Ah, le zéro déchet ! C’est un grand mot qui fait bien peur. C’est sûr qu’avec tout ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, on se dit très clairement qu’on est beaucoup trop loin dans le game pour commencer le zéro déchet chez soi. Lève la main si tu as aussi en tête celle qui avait 5 ans de déchets dans un pot de confiture ? Mais rassure-toi jeune Padawan, tout le monde part de la case départ un jour, et c’est notre cas aussi. Alors aujourd’hui, on te donne 5 astuces ultra simples pour commencer le zéro déchet en douceur quand on est un.e ultra débutant.e.

Pourquoi on te parle de zéro déchet ?

Qu’on soit clairs entre nous : nous sommes nous-mêmes débutants ! Donc ici, il n’y a pas de jugements, questions bêtes, petites avancées et autres entourloupes… Les conseils qu’on te partage sont ceux qu’on expérimente ou qu’on a découvert il y a peu.

On n’a pas la prétention de dire que ce sont les meilleures solutions qui existent et on est évidemment preneurs d’idées pour aller plus loin si tu en as. Si on te parle de tout ça, c’est parce que l’environnement nous tient un peu à cœur et qu’on pense qu’il est possible d’avancer ensemble, à notre rythme et sans se prendre la tête. Voilà, c’est dit !

C’est quoi le zéro déchet ? Et pourquoi c’est « pas mal » ?

Commençons par les bases. Le zéro déchet, ce n’est pas « ne rien avoir à jeter » mais plutôt un mode de consommation repensé pour consommer mieux et jeter moins afin de réduire son impact écologique. Ça a l’air compliqué, mais attends voir.

Est qualifié de déchet, ce qui finit dans ta poubelle noire, à savoir ce qui ne peut être recyclé ou composté. Ça fait déjà moins peur, non ?

Mais (tu l’attendais celui-là) on pensait tous que les déchets recyclables (qui finissent la poubelle jaune ou dans le verre), étaient recyclés. C’est logique ! Mais que nenni ! En fait, les infrastructures de recyclage ne suivent pas et les déchets à recycler sont donc souvent envoyés à l’étranger (traduction « dans des pays pauvres à 5 000km d’ici »), dans des beaux containers. Oh yeah !

Donc, voilà pourquoi on en arrive à réduire tous ses déchets, et pas seulement ceux de la poubelle noire, pour tendre vers le zéro déchet. « Super, mais en pratique ça donne quoi ? »

Les règles de base du zéro déchet

Pour nous aider dans cette démarche, il existe 4 règles pour nous guider au quotidien :

  • Refuser ce dont on n’a pas besoin. Easy !
  • Réduire la surconsommation en achetant moins mais mieux.
  • Réutiliser en réparant ses objets quand c’est possible et en privilégiant la seconde main.
  • Recycler et composter. Si on ne peut pas refuser ni éviter, on trie et on recycle/composte au maximum.

Avoue, ça ne te parait pas si fou ! Ces règles vont te demander peut-être 2s de réflexion mais finiront par devenir un réflex. Pour tout te dire, on ne savait pas qu’il s’agissait de « règles officielles » et pourtant on en a fait nos habitudes au fur et à mesure.

« Et en pratique (encore plus pratique), ça donne quoi ? » On y vient et on te donne nos actions concrètes et super simples à mettre en place.

1. Le « Stop pub » tu adopteras

Pour commencer, voici LE le truc qui demande le moins d’efforts ! Coller un Stop Pub sur ta boîte aux lettres te permet de refuser (règle 1, t’as vu !) la tonne de publicités provenant des magasins et qui (on ne va pas se mentir) ne servent pas à grand-chose, si ce n’est te pousser à l’achat. Le chiffre de l’horreur : un million de tonnes de prospectus finissent à la poubelle chaque année. Ça vaut le coup d’adopter l’autocollant !

Pour obtenir ton magnifique Stop Pub, plusieurs solutions s’offrent à toi :

Ces autocollants sont résistants et plus « stylés », à partir de 1,50€. Astuces : les prix sont dégressifs donc quitte à commander, prends-en pour ta famille, tes amis, tes voisins…

  • Option 2 : demande à ta mairie, c’est gratuit.
  • Option 3 : imprime-le et colle-le avec un scotch étanche. Il résistera moins longtemps que les autocollants fournis avec les deux premières options mais c’est rapide.

C’est simple et efficace : il n’y a qu’à coller et c’est terminé !

2. Les restes tu ne jetteras plus

C’est une astuce toute bête mais… en France, les déchets alimentaires atteignent 5,2 millions de tonnes chaque année ! Ça représente 79kg d’aliments jetés par an par personne. Complètement insane, comme dirait Alex. Donc forcément, ça mérite qu’on y consacre une petite partie de cet article.

En ce qui nous concerne, on a appris à réduire nos déchets alimentaires pour des questions de budget quand on vivait à Londres. Pour ce faire, on a pris une habitude pour consommer TOUT ce qu’on achète : faire des menus. Je te vois venir « Olala ça a l’air relou votre histoire » mais en fait, ça ne l’est pas tant que ça !

L’idée est de faire un planning sur une ou deux semaines des plats que tu souhaites cuisiner (intègres-y aussi les sorties prévues s’il y en a) et de faire sa liste de courses en fonction. Si, comme moi, tu n’as aucune créativité culinaire, cette étape te laissera le temps de réfléchir !

Mégas avantages de faire des menus : tu vas plus vite en courses, tu économises puisque tu n’achètes que l’essentiel (« Mais dis-donc, le zéro déchet ce ne serait pas aussi zéro dépense ? » Tout à fait mon enfant !) et tu sais à l’avance ce que tu vas cuisiner. J’insiste sur ce dernier point, parce que oui, « ça manque de spontanéité et de surprise » certes. MAIS, tu n’auras pas besoin de réfléchir en rentrant du boulot et ça, ÇA, c’est super bon pour ton cerveau et ta « bonne » humeur d’affamé(e). Hallelujah !

3. Sacs de courses et sacs à vrac tu n’oublieras point

Encore une fois, on ne peut pas dire que ce soit bien compliqué non plus ! Au lieu d’acheter des sacs supplémentaires qui ne feront qu’encombrer ton placard, prends tes sacs de courses avec toi. Garde toujours un grand sac et deux tote bags dans ta voiture pour les courses « imprévues », c’est très pratique et ça te dépannera plus d’une fois !

Même si tu n’achètes pas en vrac, les sacs à vrac permettent d’y mettre les fruits et légumes et d’éviter de prendre les sacs tout fins que tu ne peux pas réutiliser. C’est un peu plus galère pour les caissier(e)s qui doivent ouvrir chaque sac pour savoir quels fruits ou légumes tu as pris, mais crois-moi, personne ne me l’a jamais reproché. Astuce de l’espace : si la pesée se fait en caisse, mets tes fruits et légumes en dernier sur le tapis, ça te laissera plus de temps pour ranger tes courses !

Petit conseil : achète 5 sacs à vrac pour être tranquille dès le début. Si tu achètes tes pâtes ou tes céréales en vrac, optes plutôt pour un lot de 8 sacs. Pour info, on a acheté les nôtres sur le site Greenweez mais, comme les tote bags, tu peux maintenant en acheter partout.

4. Les bouteilles d’eau tu oublieras

Comme on te racontait dans un précédent article, on a arrêté les bouteilles plastiques. L’air de rien, ça désengorge bien la poubelle jaune ! Preuve en « images ». En buvant la quantité d’eau recommandée (soit 1,5L) ça représente 1 bouteille d’eau par jour et par personne. Dans notre cas, ça ferait 60 bouteilles par mois, 720 par an, plus de 60 000 dans une vie ! Sans compter le sport, les canicules, les lendemains de cuite, etc...

Aussi, comme tu as pu lire dans notre article (toi, fervent.e lecteur.rice de notre blog), on a opté pour des alternatives : deux carafes avec des billes céramiques pour purifier l’eau du robinet et des gourdes. On n’a rien révolutionné !

Franchement, ce ne sont que des habitudes à prendre : tu remplis ta carafe, tu attends 10 minutes et tu peux ensuite utiliser l’eau pour ta gourde, ta cafetière, ta bouilloire ou pour la boire directement. Quand tu la vides, tu la remplis et le roulement se fait easy-peasy ! Depuis ce mois-ci, on a acheté une deuxième carafe et de nouvelles billes (toujours celles de Verts Moutons) pour faciliter le roulement quand on se fait du thé ou du café.

Passons aux bonus (parce que le zéro déchet c’est que des mégas avantages). Tu économises puisque l’eau coûte mille fois moins chère au robinet qu’en bouteille. Compte 0,0037€ le litre d’eau du robinet contre 0,10€ à 0,40€ le litre d’eau en bouteille. Tu économises aussi de l’énergie (parce qu’on sait ce que c’est de porter des packs d’eau) et de la place chez toi. Et en utilisant les billes, tu optimises aussi la durée de vie de tes appareils car l’eau n’est plus calcaire. Si ce n’est pas beau tout ça !

5. Aux savons solides tu passeras

On t’en parlait aussi dans un autre article, les savons solides, c’est la vie ! Grâce à eux tu peux remplacer ton gel douche et ton shampoing en bouteille caca, sans que cela change ton hygiène car tu sentiras toujours bon. Oui, messieurs dames, c’est une révolution !

Ça peut faire peur car l’utilisation est légèrement différente, et je te parle en connaissance de cause puisque j’avais un sceptique à mes côtés. Coucou Chaton ! Mais la réalité c’est que c’est un coup (de main) à prendre : au lieu de verser et de frotter ton corps ou tes cheveux, tu frottes directement avec le savon. Rien de sorcier, Jamy !

Que de bonnes nouvelles encore une fois : les savons et shampoings solides s’achètent partout et il y en a pour tous les budgets ! Et même si leur coût peut te paraître un peu plus élevé, notamment pour les shampoings, il faut que tu saches qu’ils durent 2 fois plus longtemps qu’une bouteille classique. Donc, comme tu l’auras deviné, c’est économique ! Ou comme on dit dans le jargon : c’est écolonomique (oui ce mot existe).

Et sinon, voici une petite sélection de nos savons préférés : les savonnettes Emma Noël (vendues par 3 à environ 8€, un très bon prix et bio), le savon à l’huile d’olive La Provençale Bio, le savon extra riche à l’argan de Melvita, le savon nuit de cannelle de Louise Emoi…  Pour le shampoing c’est simple, on utilise le même depuis 4 ans : la fleur de shampoing de Douce Nature. Enfin pour le visage, on utilise du savon d’Alep depuis plus de 8 ans et on ne changerait pour rien au monde !

Vole petit oiseau !

Alors, à toi de battre de tes propres ailes maintenant. Ces astuces sont celles qu’on applique au quotidien et on peut t’assurer que ce ne sont pas des habitudes compliquées à prendre. Pas de changement radical ici, mais rappelle-toi qu’il faut bien commencer un jour.

Enfin, un dernier conseil pour la route : ne te lance pas dans des changements drastiques. Même si tu as toute la volonté du monde de vouloir changer (et c’est tout à ton honneur), cela peut vite te décourager. Mise sur plein de petits changements qui, au final, feront une grande différence. Mon dieu, je suis une poète !

On serait curieux de savoir où tu en es. Dis-nous en commentaire si tu t’es lancé.e, si tu as d’autres astuces level ultra débutant, ou même si tu as des réticences.

A bientôt pour la suite des aventures, qui sait, peut-être dans un épisode nouvel épisode zéro déchet. Ce qui est sûr, c’est que d’autres articles arriveront à ce sujet.

Peace la commu !

Clo.

Leave a comment

Entrez Captcha ici : *

Reload Image