Vis ma vie de freelance

Comme certains d’entre vous le savent, Alex et moi avons chacun monté notre autoentreprise, respectivement en 2018 et en 2017. Alex l’a fermé quand on est rentré en France, mais pour ma part ça fait 3 ans que je poursuis l’aventure de freelance.

Rassure-toi, on ne va pas parler juridique, ni comptabilité ! Je vais seulement te raconter un peu ma vie pour te donner une idée de ce à quoi ressemble le quotidien d’un ou une freelance. Parce que non, ce n’est pas les vacances tous les jours !

Petite précision : freelance est un des nombreux qualificatifs que l’on donne aux personnes possédant une micro-entreprise mais, dans mon cas, je pourrais aussi bien me dire : consultante, indépendante, autoentrepreneuse, entrepreneuse… Tu as compris l’idée !

C’est trop la vie de bosser en pyjama… FAUX !

Commençons bien, commençons par briser un premier mythe : non je ne travaille pas en pyjama. Ça, c’est dit ! « Mais pourquoi tant de haine ? » me diras-tu… La raison est simple : quand je travaille depuis mon canapé, si en plus je suis en pyjama, il n’y a plus qu’un pas vers Netflix ! Je ne travaille pas toujours sur mon canapé, mais l’idée c’est que le pyjama me met dans un mood où je n’ai qu’une envie : chiller.

Alors non, ne panique pas, je ne m’apprête pas tous les matins. En réalité, je suis souvent en legging-débardeur ou jogging-pull, selon la saison. De temps en temps, ou quand je dois sortir plus tard, j’en profite pour vraiment m’habiller. Parce que ça fait du bien de revenir aux bases quand même.

Bon tu vois, c’est quand même détendu, mais je tenais à casser l’idée qu’un freelance qui bosse depuis chez lui passe sa vie en pyjama ! Attention, je ne dis pas que personne le fait, mais tous les freelances avec qui j’ai pu échanger ne le font pas pour cette même raison !

Une organisation à trouver

On ne va pas se mentir, dans les débuts c’était difficile de se retrouver chez soi et se dire qu’il fallait vraiment travailler. Typiquement le sentiment qu’ont les gens qui se retrouvent en télétravail pendant le confinement. Être freelance ne s’improvise pas : on apprend petit à petit et on s’améliore toujours plus.

L’organisation est plus ou moins difficile selon les personnes : quel temps dédié au travail ? à quelle heure se lever ? quand s’occuper de soi / sa maison / ses courses / ses tâches ménagères ? quand estimer qu’on mérite un temps de détente ?

Quand on est freelance, la frontière entre le pro et le perso est tout de suite plus floue. Même si on ne travaille pas vraiment quand on est passionné.e, il est important d’être organisé.e. Oui, c’est le côté beaucoup moins fun ! Pour ma part, j’ai choisi de me coller au rythme d’Alex pour ne pas trop creuser d’écart. Si je me lève à 10h et que je me couche à 2h du mat’, autant te dire qu’on ne se verrais pas beaucoup ! En vérité, c’est grâce à ce planning que j’ai découvert que j’étais super efficace entre 8h et 11h. Qui l’eut cru ! J’ai également gardé le rythme des week-end, samedi et dimanche, quand je ne suis pas overbookée. Le méga avantage : je peux prendre mes rendez-vous médicaux et faire mes courses quand je veux ! Hallelujah !

L’autre part de l’organisation est la gestion des différents projets, puisqu’en tant que freelance on travaille souvent pour de nombreux clients. Pour ma part, j’ai 4 clients réguliers depuis plusieurs années, 3 ponctuels et entre 2 et 6 en mission one-shot (projet unique). Oui, en même temps ! Tu comprends mieux pourquoi l’organisation est essentielle ?

Évidemment, il s’agit de mon expérience et de mes choix. Je pourrais choisir de ne rechercher que des clients réguliers et m’en tenir à 5-6 entreprises différentes. Mais j’aime la variété ! Ce qui m’amène au prochain point…

Freelance : en contrat avec la liberté

Le freelancing (l’entrepreneuriat / le consulting) c’est avant tout un panel de libertés, une ouverture du champ des possibles. Oh que c’est beau !

Travailler quand je veux 

Les jours, les heures, la durée… j’ai la liberté de bosser, me reposer et prendre des vacances quand je le souhaite. Évidemment, sous réserve des projets en cours, du cash, de l’organisation prévu avec mes clients.

Pour les freelances qui travaillent directement chez leurs clients, cette liberté est moindre mais c’est leur décision. Libre à eux d’offrir ce choix, ou non, au client. Pour ma part, je ne propose que du travail à distance car je ne veux pas perdre de temps et d’argent dans les transports et aussi pour travailler pour plus d’entreprise à la fois.

Travailler d’où je veux

Je vis à la campagne, donc le choix a été vite décidé : je bosse depuis chez moi. Cela dit, je suis un peu nomade quand même : je commence le matin dans la cuisine (côté du lever du soleil), puis je déménage dans la véranda vers 11h (quand elle commence à chauffer) et enfin, après le dèj, je file m’installer sur la terrasse pour l’après-midi. L’hiver c’est plutôt, matin dans la cuisine et après-midi dans le salon. A défaut d’avoir un bureau, j’adore bouger pour changer un peu d’ambiance. Il en faut peu pour m’enjailler !

Mais, de temps à autre j’accompagne Alex sur Paris quand il se rend à sa formation. Ça nous permet de nous voir plus, d’aller passer la soirée avec des amis après sa formation et moi de changer d’environnement en travaillant dans un espace de coworking.

L’idée ce n’est pas seulement de pouvoir changer de pièce chez soi évidemment ! Cette liberté permet surtout de pouvoir voyager et travailler en même temps, comme ce qu’on a pu faire en mars avec Alex. C’est encore une autre organisation et chacun voit midi à sa porte, mais c’est une merveilleuse possibilité.

Travailler comme je veux

Je suis ma propre boss ! Même si ça implique que je dois faire ma compta (aussi légère soit-elle, ne dramatisons pas !), ça veut aussi dire que je m’organise comme j’en ai envie, en suivant mes propres règles, en fixant moi-même mes objectifs.

Ça inclut l’organisation dont on a déjà parlé mais aussi d’autres points plus stratégiques comme : l’image que je souhaite renvoyer, la valeur que je donne à mon travail (une belle manière de dire que je fixe mes tarifs), les outils que je veux utiliser, etc…

On peut croire que ce ne sont que des détails mais pas du tout. Pouvoir travailler et s’organiser en suivant ses envies, son mood, le fonctionnement de son cerveau (même si ce n’est pas logique pour les autres)… Tant que le travail répond pleinement aux attentes des clients, tout va bien !

Proposer ce que je veux

Un de mes « défauts » c’est que je me lasse très vite, c’est-à-dire qu’un job me plaira pendant 6 mois, 1 an si j’apprends des nouvelles choses, et puis je me lasse. Très compliqué quand tu cherches un CDI de te dire que 6 mois plus tard, le job de « rêve » se transformera en routine gnangnan. C’est aussi ce qui m’a poussé à me lancer !

Évidemment, je ne passe pas du marketing à la plomberie en passant par la coiffure… Mais depuis mes débuts, mon offre a évolué : je me suis formée, j’ai eu l’occasion de travailler pour différents secteurs, j’ai acquis de l’expérience, mes centres d’intérêts ont évolué… Autant de raisons qui font que je suis passée de : la rédaction pure / community management / traduction à … de la stratégie / gestion de projet éditorial. L’un n’est pas moins bien que l’autre, d’ailleurs je rédige et traduis encore beaucoup car j’adore ça. C’est simplement que mes envies me poussent à basculer vers un côté stratégique. Et ce n’est sûrement pas terminé !

Travailler pour qui je veux

Dernier point et non des moindres, je peux accepter ou non de travailler pour les entreprises qui me contactent. Certes, il y a encore une fois une question de cash, mais libre à moi de prendre des projets qui répondent à mes valeurs.

Pour te donner un exemple, j’ai toujours refusé de travailler pour les entreprises qui commercialisent de la fourrure, du cuir et des armes. Je me demande toujours pourquoi ils sont attirés par mon profil d’ailleurs… Si tu demandes pourquoi, simplement deux raisons : je ne serais pas pleinement impliquée dans le projet pour valoriser des produits que je ne tolère pas et surtout je n’ai pas envie de contribuer à leur développement. Certains comprendront, d’autres non… mais, de toute façon, je n’attends la validation de personne : c’est moi la boss !

Sans aller dans des extrêmes, j’ai le choix de travailler avec qui je veux au quotidien et d’orienter mon site et mes profils (sur les réseaux sociaux et les plateformes) en fonction des entreprises que je veux attirer.

Ah, ça fait beaucoup de liberté, n’est-ce pas ? I know !

Et la solitude de la freelance ?

« Oui, tout ça c’est génial mais la solitude là-dedans ? » Question très pertinente mon cher Watson ! Ne t’attends pas à une réponse digne des bisounours, je n’en ai pas… Je dirais que ça dépend de plusieurs paramètres.

Déjà la personne que tu es : si tu as besoin d’être toujours entouré.e, d’échanger, de brainstormer… ou à l’inverse si, comme moi, tu es plutôt du genre indépendant.e, à préférer travailler seul.e sur les projets et au calme.

Ensuite, ça dépend de ton environnement. Je ne dis pas qu’un chat ou un jardin remplacent la présence humaine mais… ça aide. Si tu vis dans un appartement de 15m2 (ce qu’on avait à Londres), tu tournes vite en rond. A l’inverse, si un chaton te divertit et/ou que tu peux travailler en terrasse, tout de suite ça passe mieux !

Ton réseau joue beaucoup ! La vie de freelance est un peu spéciale, tu fais face à des problématiques dont tu ne peux pas parler à tout le monde. Même les meilleur.e.s ami.e.s du monde ne pourront pas t’aider et c’est normal ! (Aucun reproche ici, hein.) Toujours est-il qu’échanger avec d’autres freelances est essentiel. Les meilleurs moyens de faire des rencontres sont les évènements (apéro, déj organisé par les plateformes ou les groupes) et les espaces de coworking. J’ai récemment testé la première option et c’est vraiment génial !

J’ai aussi intégré des groupes de freelance sur LinkedIn et Facebook, plus pratique si tu n’es pas proche d’une grande ville. Enfin, on fera prochainement un article dédié sur le sujet, mais les podcasts sont aussi un très bon moyen de s’inspirer.

Malgré tout, les moments de solitude arrivent… mais pour vaincre cela rien de telle qu’une soirée entre ami.e.s !

Ma journée type de freelance

« C’est bien beau de raconter ta vie Simone, mais concrètement à quoi ressemble ta journée type ? » J’y viens !

Comme tu le verras, ma journée commence par une morning routine que je pratique depuis maintenant 3 ans. Elle m’aide à me réveiller en douceur et à me mettre dans un bon mood pour une journée productive et inspirée. Ça promet, n’est-ce pas ?

Matinée

6h : réveil

6h – 6h30 : yoga

            D’ailleurs, je te raconte dans un article les effets plutôt sympa qu’a le yoga sur moi.

6h30 – 7h : lecture d’inspiration type développement personnel ou autobiographie.

7h – 8h : formation

            Je me mets à la photo donc c’est ma formation du moment avec un temps de théorie             suivi d’un peu de pratique.

8h – 8h45 : petit déjeuner en écoutant un podcast

            Comme je te disais plus haut, j’adore les podcasts d’entrepreneur comme Tribu Indé, ils             me motivent dès le début de la journée et m’inspirent beaucoup.

8h45 – 9h : méditation

            On en reparlera aussi dans un prochain article, ne t’inquiète pas !

9h – 13h : boulot

13h – 14h : déjeuner en écoutant un podcast ou avec Alex sur ses jours de repos

            Étant confinés, on mange tous les midis ensemble (YEAH !) et en plus en terrasse !

Après-midi

14h – 18h : boulot (en terrasse en été)

18h – 18h45 : sport (3 fois par semaine)

            Même si, je l’avoue, en ce moment, j’ai beaucoup de travail et utilise ce temps pour les             projets.

Soirée

18h45 – 20h30 : préparation du repas du soir et du lendemain midi + diner devant une petite série

20h30 – 22h30 : blogging (rédaction d’article, gestion des réseaux sociaux, inspiration…)

22h30 – 23h : douche et brossage des dents

23h : au lit !

Voilà mon planning de la semaine du lundi au vendredi. Les courses et les rendez-vous médicaux peuvent s’intercaler évidemment, on est humain !

Que penses-tu de ma vie de freelance ?

Évidemment, cet article est basé sur ma propre expérience et je ne doute pas qu’il existe d’autres organisations tout aussi bien. En tout cas, ce quotidien est le mien, 100% real life, et il me convient parfaitement pour le moment. Mais je sais qu’il continuera d’évoluer pour le meilleur !

Merci à toi si tu es arrivé.e jusqu’ici ! Je ne pensais pas écrire autant sur ma vie de freelance. C’est que j’en avais des choses à dire. Et surtout, j’aurais aimé tomber sur un article, il y a 3 ans, qui m’aurait dit « voilà comment je fais, chacun sa méthode et ne t’inquiète pas, ça évoluera ».  Je le fais donc aujourd’hui, en espérant que ça puisse aider ceux qui veulent se lancer / se renseigner.

Alors, tu t’attendais à ça ? Le freelancing te tente ? Est-ce que ça t’inspire / te démange / te fait ni chaud ni froid / t’exaspère ? Pourquoi ?  

Si tu es freelance, est-ce ton quotidien ressemble au mien ? Rencontres-tu d’autres problématiques ? Ça nous intéresserait d’avoir ton avis sur la question.

Bye les amis, on se dit à la semaine prochaine !

Clo.

2 Comments

  • Anais
    Posted 5 mai 2020

    Bonjour,
    Merci pour cet article super inspirant !
    Je rêve d’une vie de freelance mais je ne sais pas comment choisir le service que je peux proposer.
    Plusieurs sujets m’intéressent…
    – L’environnement, le tri, vie saine, morning routine…
    – Le voyage, mes voyages ma passion avec la création de ebook peut-être?!
    – Mes compétences scolaires et professionnelles d’assistante administrative / secrétariat
    – Mes compétences loisirs organisation de petits d’évènements (baby shower, bal, anniversaire, journée d’intégration, séminaire, organisation de réunion ou formation en extérieur…)

    Avez vous un ou des conseils à me donner? je suis salariée à temps plein dans le service public.

    • AlexandClo
      Posted 11 mai 2020

      Hello Anais,
      Merci pour ton commentaire, je suis plus qu’heureuse que notre article ait pu t’inspirer !
      C’est vrai que le début est toujours difficile, surtout quand on a mille centres d’intérêt (3 ans après, c’est toujours le combat).
      Ce qu’il faut arriver à trouver, c’est un juste équilibre entre ce que tu aimes faire, ce que tu voudrais apporter à la société et ce qui pourrait faire qu’on te paye pour ça. Cette introspection s’appelle l’Ikigai et je te recommande vraiment de le faire avant de te lancer.
      Il y aura peut-être un choix à faire entre les passions que tu souhaites garder en simples hobbies et celles que tu voudrais “offrir” en prestation. Au début tu seras forcément plus généraliste et au fur et à mesure tu pourras te spécialiser dans les demandes les plus récurrentes et celles qui te plaisent surtout. Par exemple, tu pourrais commencer en tant qu’assistante administrative et évènementiel pour devenir coordinatrice de voyage experte en écotourisme. Ce n’est qu’un exemple évidemment.
      Il ne faut pas hésiter à tester, te former (il y a plein de moocs gratuits qui peuvent te donner une idée plus précise d’un métier) et faire évoluer ton activité.
      J’espère que ma réponse t’aide un petit peu. N’hésites pas à nous écrire pour nous raconter ton avancement et ton lancement, on serait super contents ! 😀
      (PS : crois en toi !)

      Clo

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